Jeudi 28 août 2008
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Patrick souhaite connaître l’origine du nom de la rue Léon Nardon. Répondons-lui sans détours.
Madame Le Goff avait du souci avec Léonard.
« Ne va pas traîner avec ceux-là, Léonard, donc ! Ne va pas salir tes habits, Léonard, donc ! Ne va pas acheter des bonbons, Léonard, donc !
N’oublie pas d’aller à l’école, Léonard, donc ! »
Toutes les madames Le Goff du monde ont une voix perçante. Elles s’échinent sur leur petit garçon qui préfère salir ses habits en oubliant
d’aller à l’école.
A force de l’entendre crier « Léonard, donc ! », ses voisins prirent l’habitude de raconter à leurs amis qu’ils habitaient la rue du «
Léonard, donc ! », tellement que le nom passa définitivement dans l’usage.
Cependant, une loi interdit que l’on baptise une rue par un nom d’enfant qui pratique l’école buissonnière et achète plein de bonbons. Parmi
les anciens maires de Brest figure un monsieur Léon Nardon. C’est son nom que l’on grava sur la plaque, et, insensiblement, tout le monde ou presque oublia Léonard Le Goff. Confiseur établi à
Valparaiso, il vient de prendre sa retraite à l’instant où j’écris ces lignes. L’occasion de lui lancer un petit coucou.
Certains prétendent qu’à l’origine de la rue Léon Nardon on trouve le peintre Léon Nardon da Vinci ou l’acteur Léon Nardon DiCaprio, mais
c’est vraiment n’importe quoi et puis ça suffit comme ça avec les jeux de mots.
Afin de connaître l’origine du nom d’une rue, posez votre question par mail ou laissez-là dans les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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Mercredi 27 août 2008
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18:40
Pauline s’interroge à l’issue d’une partie mouvementée de Monopoly sur la rue de la Paix. Levons le voile afin que la Vérité
apparaisse aux yeux des lecteurs :
La rue de la
Paix fut inaugurée en février 412 à Lutèce, et commémore la paix qui règne depuis des temps immémoriaux entre les Oumatchouks et les Tsi-Tsi.
Les Oumatchouks sont un peuple du nord de l’Amérique, les Tsi-Tsi habitent au sud de l’Australie. De mémoire d’homme, nul conflit jamais ne
les opposa. Les princes de la plupart des royaumes du monde s’accordèrent au cinquième siècle pour célébrer cette concorde et témoigner par une plaque de rue de ce que l’harmonie et l’entente
entre les êtres humains ne relèvent pas de la pure utopie. On choisit une rue de Lutèce parce que Lutèce se trouvait grosso modo à mi-chemin des campements Oumatchouks et Tsi-Tsi. Pour plus de
sûreté, on n’invita pas de représentants de ces deux tribus. Comme ça, aucun risque qu’ils se chamaillent. D’ailleurs, au cinquième siècle, tout le monde ignorait l’existence des
Oumatchouks et des Tsi-Tsi.
Ce joli symbole, sans équivalent dans l’histoire de l’humanité, ne fut ensuite contredit par la moindre broutille, le moindre petit
commencement du début de la plus minime altercation. Il en sera toujours ainsi : les Oumatchouks furent exterminés par des colons au seizième siècle, et les Tsi-Tsi au dix-huitième.
Afin de répandre la rue de la Paix dans la France entière, les êtres humains l’intégrèrent au Monopoly. Malheureusement, depuis sa création
en 1935, trois joueurs sont morts étranglés par un voisin de table qui ne pouvait plus y payer un loyer.
Si vous aussi,
comme Pauline, souhaitez un éclaircissement à propos de l’origine d’un nom de rue, posez votre question par mail ou laissez-là dans les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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Lundi 25 août 2008
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22:33
Parmi les mystères du monde, celui des rues Keravel occupe une place à part. A la demande de Janus, nous en
livrons ici une explication plausible.
Les Keravel sont nombreux. On trouve un Keravel aux côtés de Louis XI, qui l’assiste en sa diplomatie.
D’autres furent avant lui soldats, savants, palefreniers, hommes et femmes de Cro-Magnon. Un Gaëtan Keravel tenait le bistrot de la place à Plougonven. Christophe Colomb découvrit l’Amérique avec
une Blanche Keravel. Bref, on n’en finit plus de compter les représentants, illustres ou non, de cette famille.
On en trouve tellement que beaucoup de municipalités, ne sachant comment appeler une rue nouvellement tracée, l’ont autrefois baptisée «
Keravel » en se disant qu’il existait sûrement quelqu’un de ce nom-là qui méritait qu’on la lui dédie.
Car il y a des rues Keravel un peu partout, pas seulement à Brest ou Guipavas. Et personne, personne ! ne sait jamais à quel membre de la
famille se réfère la plaque. Cela souligne tout l’intérêt de cette rubrique. On peut bien dire que la dédalonomie tombe à pic. Ce n’est pas pour me vanter mais quand même.
Le Keravel de Guipavas est une venelle : il s’agit à coup sûr de Marie Keravel. Je ne vois pas qui d’autre, et ça lui va comme un gant.
Quant à Huamacatepelc Keravel, un charmant garçon qui vécut au sixième siècle chez les Incas, il donna son nom à la rue Keravel de Brest. Ce qui explique pourquoi Christophe Colomb s’adjoignit
plus tard les services de Blanche afin de découvrir l’Amérique. Les Keravel connaissaient le chemin.
Etymologiquement parlant, le nom « Keravel » vient en droite ligne et sans s’arrêter même un peu pour se reposer, du préfixe breton « ker »
et du suffixe rigolo « avel ».
Si vous aussi êtes taraudés par le mystère d’une rue, posez votre question par mail ou laissez-là dans les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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Jeudi 21 août 2008
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12:16
« La rue des Papillons (Plourin lès Morlaix, Finistère) m’intrigue bigrement, nous dit François. Pouvez-vous m’éclairer sur
l’origine de ce nom ? »
Aux temps anciens où la savane recouvrait le Finistère, les premiers hommes
devaient se protéger des grands fauves. Parmi ceux-ci, le rhinocéros de Guimiliau et le hamster à dents de sabre. Mais le plus féroce d’entre eux, aux temps anciens comme aujourd’hui, le roi de
la jungle c’était le lion.
La Bretagne compta jusqu’à dix mille lions qui se partageaient un vaste territoire
: on les entendait rugir sur les berges de la Rance ; le gnou des Monts d’Arrée frémissait lorsqu’un carnassier solitaire feulait à s’en décrocher la mâchoire depuis le sommet du Mont
Saint-Michel de Braspart.
Plus l’animal prenait de
l’âge, plus il se révélait un chasseur impitoyable. La ruse avait empli son âme, l’expérience aiguisé ses stratégies. Pour les êtres humains il s’agissait d’empêcher les vieux lions de
s’approcher trop près de leurs huttes, car ces bêtes raffolaient du kig ha farz. Tous les vieux lions avaient eu l’occasion un jour ou l’autre de dévorer un Cro-Magnon qui digérait du kig ha
farz, partant d’y prendre goût. On les surprenait quelquefois happant le contenu d’un chaudron d’une patte avide et redoutable.
Seul moyen de se débarrasser de ce fléau : tendre une embuscade. Encore fallait-il
savoir s’y prendre. Les lions, méfiants, ne se laissaient pas attraper par les méthodes traditionnelles. Le procédé le plus efficace consistait à pêcher l’animal. Même les lions les plus aguerris
ne s’attendent pas à ce qu’on les confonde avec du poisson. On disposait un plat de kig ha farz au centre d’une clairière. Lorsque le roi de la jungle, mû par un irrésistible appétit, approchait
à pas de lion, des chasseurs surgissaient du sous bois et projetaient vigoureusement sur lui une nasse lestée de plomb afin d’y lier ce terrible fauve.
On appelait le système : « filet à papis lions ».
Pour connaître l’explication du nom d’une rue qui vous intrigue bigrement, posez votre question par mail ou laissez-la dans
les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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