Dimanche 28 décembre 2008
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Avec la soupe à l’oignon, le pied de cochon au persil et la tranche
d’éléphant en gibelotte ravissent les palais délicats des plus exigeants gastronomes… Cependant rien n’égale un bon kerd à l’ail, dégusté par un soir d’hiver dans une chaumière aux confins des
monts d’Arrée.
Recette :
- Un bon plat de kerd
- Une gousse d’ail
Servir chaud !
Par Hervé Eléouet
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Samedi 27 décembre 2008
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Quand on approche l’oreille d’une plaque de rue au nom d’Edouard
Branly on entend tout ce qui se passe dans les autres rues Edouard Branly du monde. C’est parce qu’Edouard Branly a considérablement aidé au développement du téléphone.
La plupart des gens ignorent cette particularité des rues Edouard
Branly.
Mais moi, je le sais. Moi, j’en profite.
Or, hier justement, 19 décembre à 20 h, au Relecq-Kerhuon, rue E.
Branly…
Par Hervé Eléouet
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Vendredi 26 décembre 2008
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La langue bretonne vient d’Angleterre. La langue anglaise aussi. Les
Anglais installés en Bretagne, et les voyageurs, ont glissé quelques mots ici ou là dans le vocabulaire local.
Par exemple Pen ar bed : pen pour la tête, bed pour le lit. Littéralement, « la tête sur l’oreiller ». Parce que les Anglais trouvent que les
oreillers finistériens sont les meilleurs du monde.
Un couple d’Anglais rencontre un Breton qui ressemble à Emile Zatopek et le surnomme aussitôt Pen ar run (« Il a une tête à courir le marathon
»).
Voilà l’explication. C’est à cause de Zatopek.
Par Hervé Eléouet
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Jeudi 25 décembre 2008
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On abrège le nom de Jules Beauregard Sigismond Lepalétuvier Aldhémar
Auguste de la place du Grand Hêtre, vicomte de Mertens, en Mertens.
Tout simplement.
Du coup, personne ne sait que Jules Beauregard Sigismond Lepalétuvier
Aldhémar Auguste de la place du Grand Hêtre, vicomte de Mertens est le nom de rue le plus long qui existe en France.
Il s’agit d’ailleurs de la raison pour laquelle la municipalité de
Bois-Colombe avait estimé judicieux de consacrer une rue à Jules Beauregard Sigismond Lepalétuvier Aldhémar Auguste de la place du Grand Hêtre, vicomte de Mertens.
C’est fou cette histoire.
Par Hervé Eléouet
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Mercredi 24 décembre 2008
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00:51
Le papa d’Eugène Delacroix était guide de haute montagne. La maman
d’Eugène Delacroix était guide de haute montagne. Ses grand-pères, ses grand-mères, ses arrière grand-parents et la totalité de ses aïeux depuis l’invention des Pyrénées aussi.
Le petit Eugène ne demandait qu’à perpétuer la tradition familiale. Le petit Eugène se serait bien vu crapahutant toute sa vie aux flancs des
Pyrénées. Le petit Eugène avait le mal de l’altitude.
Au dessus de trois cent mètres il perdait connaissance.
Comme il dessinait plutôt bien, à la place il est devenu peintre. Toute son œuvre est douloureusement marquée par sa vocation contrariée. Il commence
à peindre un fameux Guide de haute montagne guidant les gens dans la montagne, avant d’achever son Chien d’aveugle guidant son maître puis un audacieux Remorqueur guidant le
pétrolier. Zinedine Zidane guidant l’équipe de France en finale de la coupe du monde témoigne du génie visionnaire d’Eugène Delacroix, surtout qu’il vivait en un siècle où la coupe
du monde de foot n’existait même pas encore.
Aboutissement d’une longue réflexion sur la condition de guide de haute montagne, La liberté guidant le peuple montre qu’on arrive à tout en
partant de n’importe quoi.
Ce que le romantisme doit aux guides de haute montagne, tout le monde l’ignore. C’est bien dommage.
Par Hervé Eléouet
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