Mardi 21 octobre 2008
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19:08
Trébalot hésite à poster un courier rue Tartifume. On le comprend !
L'empereur Tartifume arborait une barbe exempte de la moindre fleur, et quand il se rasait il n'avait pas de barbe du tout. A côté de lui,
Charlemagne était un buisson de roses ou bien le rebord de la fenêtre débordant de plantes multicolores.
Cela n'embêtait pas Tartifume qui ne fut en aucune façon un prince jaloux. Il gouvernait son jardin avec l'esprit d'à-propos qui consiste à
s'allonger dans l'herbe quand le soleil brille. Tartifume eut le bon goût de ne jamais inventer l'école.
Sur les quelques rues Tartifume de France et de Navarre plane un peu de la nonchalance de ce roi. Si l'on adresse un courrier rue Tartifume,
il y a des chances pour qu'il s'égare ou parvienne à destination d'ici plusieurs mois, après des détours en Australie, au Groenland ou à Java. Les assassins qui désirent assassiner rue Tartifume
se trompent de cible. Les amoureux se déclarent à la mauvaise personne, les milliardaires oublient leur portefeuille à la boulangerie.
Tous les gens sérieux devraient habiter rue Tartifume, on s'amuserait bien : les présidents directeurs généraux, les présidents, les
directeurs et les généraux, ainsi que mon ami Paulo qui porte une cravate.
Pour de plus amples renseignements sur telle ou telle rue, posez votre question par mail ou laissez-là dans les commentaires.
L'empereur Tartifume, le fourbe Ravaillec et le calife Haroun al Bihan seront en dédicace au salon du livre de Carhaix le week-end prochain.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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Dimanche 12 octobre 2008
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15:57
Nicole s’interroge : existe-t-il un lien entre les Quatre Moulins et les Quatre Pompes à Brest ? Bien malin
qui saurait le dire !
Jadis, aux Quatre Moulins, se dressaient quatre moulins : un moulin à
vent, un moulin à eau, un moulin pour faire joli et madame Kerdoncuff.
Madame Kerdoncuff était un moulin à paroles. Toute la ville lui
donnait du grain à moudre. On pouvait entendre par elle des rumeurs de première main, et le commentaire circonstancié des moindres événements.
Quand elle mourut, on l’enterra. Pendant la messe, l’assistance avait
l’impression que le cercueil la dévisageait. Chacun sentait le poids de l’œil inquisiteur de madame Kerdoncuff et se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir colporter sur son compte. Ce n’est
qu’au sortir du cimetière que l’on prit enfin conscience, en s'épongeant le front, qu’elle ne parlerait plus. Les gens se dirigèrent vers le café du coin, pour un apéritif un peu plus joyeux que
d’ordinaire.
En tout cas ce qui est sûr c’est qu’au paradis Jésus doit maintenant
connaître par le détail ce que fricote St Pierre à la porte pendant qu’il a le dos tourné.
Ce qui est sûr aussi, c’est que madame Kerdoncuff ignorait
l’explication de l’origine du nom « Quatre Pompes », pour la bonne et simple raison que tout le monde ignore l’origine de ce nom. Les rumeurs les plus folles courent à ce sujet, mais puisqu’il
s’agit d’une rubrique sérieuse, je ne les rapporterai point.
Ça m’arrange bien, car il fait beau et je vais ramasser des
pommes.
Lorsque j’aurai ramassé toutes les pommes, je serai en mesure de répondre à vos questions. Posez-les par mail
ou via les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : Dédalonomie
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Lundi 6 octobre 2008
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00:17
Deux hypothèses, bien malin qui pourra dire laquelle est la bonne :
Vercingétorix fut un attaquant emblématique du Stade Brestois...
Ou bien, au temps des gaulois, on versait un gétorix au fond des gosiers altérés.
à suivre...
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : A côté de la plaque
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Jeudi 2 octobre 2008
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00:22
Suite des croquis de J.F. Guével pour A côté de la plaque. Comme chacun sait, ou devrait savoir, Fanch
Ravaillec a tenté d'assassiner Henri IV lors de son passage à Brest.
Ravaillec était jésuite, bigouden et myope.
Le bon roi Henri parviendra-t-il à déjouer l'affreux complot ? S'agit-il vraiment du bon roi
Henri ? Et la poste dans tout ça ? Vous saurez les réponses à ces questions en lisant A côté de la plaque, le paragraphe dédié au quartier de la Cavale blanche, aux prestigieuses
éditions An Tu All Ar Mor.
à suivre...
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : A côté de la plaque
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Lundi 29 septembre 2008
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19:42
En attendant que le petit ruegolo se remette à l'ouvrage (de joyeuses occupations retiennent ailleurs mon
attention), voici quelques croquis de J.F. Guével pour A côté de la plaque, que l'on ne trouve finalement pas dans le livre.
Néanmoins, certains aspects de la vie quotidienne ou de l'histoire brestoise y sont représentés avec beaucoup de
réalisme.
On voit notamment :
Qu'Haroun al Bihan, le calife de Brest, gare son éléphant aux emplacements réservés à cet
effet.
Amédée-François Frézier (le Frézier de la rue Frézier) fut en son temps un fameux herboriste.
Quant aux ouvriers de l'arsenal, ils cultivent les porte-avions. Ici le Clémenceau.
à suivre...
Par Hervé Eléouet
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Publié dans : A côté de la plaque
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