Samedi 15 novembre 2008
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Ce nom de rue provient d’un nom de rue plus ancien, modifié peu à peu
au fil des siècles. Voici l’histoire :
L’Auvergne est une province bretonne un peu éloignée de Quimper. Lorsque les Bretons envahirent l’Auvergne, ils trouvèrent ça très joli : riche en
volcans, pauvre en binious. Moyennant quoi, les troupes d’Aldhémar Le Bihan 1er, alors duc, ne tardèrent pas à battre en retraite.
Ils avaient fait le tour de l’Auvergne et ils rentraient chez eux.
On baptisa quelques rues ici ou là : « rue du petit tour de l’Auvergne » en hommage à cette glorieuse expédition, et on n’en parla plus.
Par Hervé Eléouet
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Vendredi 14 novembre 2008
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Amusant exemple de verlan breton. Dans ce village, le vicaire était
un homme élégant. Il s’habillait de manière si riche et si soignée que l’on prit vite l’habitude de qualifier de beaux habits d’« habits-à-vicaire ».
Puis, l’usage contractant la chose, les « z-à-vicaires » désignèrent
les vêtements du dimanche.
Une bande de jeunes des banlieues de ce village transforma
l’expression « z-à-vicaire » en « caire-z-à-vic ». Comme ça ressemble beaucoup aux noms de lieux qui se pratiquent en Bretagne, on perpétua le nom « Kerzavic » sans se poser de
questions.
Par Hervé Eléouet
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Jeudi 13 novembre 2008
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Ces prochains jours sont consacrés aux explications de noms de rues écrites en direct au salon de Pluguffan, à
la demande des visiteurs.
C’est à l’issue de plusieurs stages dans différentes abbayes de
France, de Belgique et d’Espagne que le chanoine Kervir, de retour à Quimper, inventa sur ses vieux jours le kir breton.
Le cidre provenait d’une grande ferme où ce bon moine passa de
longues soirées d’hiver à mijoter les doses adéquates au cocktail d’exception.
Comme un hommage à ce chercheur, on traça les rues d’un quartier
suivant les trajets qu’il avait l’habitude d’emprunter quand il rentrait chez lui.
Par Hervé Eléouet
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Jeudi 6 novembre 2008
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Dimanche 10 novembre au salon du livre de Pluguffan (près de
Quimper), demandez l'explication loufoque du nom de votre rue au stand des prestigieuses éditions An Tu All Ar Mor !
Je la rédigerai sur place, et vous repartirez avec son origine incontestable !
Hervé
Par Hervé Eléouet
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Dimanche 2 novembre 2008
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La rue Piedgrouille laisse Clotilde songeuse. L’explication de ce nom est pourtant très simple :
Le pied de grenouille est un met de choix. On le cuisine à l’Orléanaise. C’est à dire à feu doux. Gaston d’Orléans raffolait du pied de grenouille. Si
ce seigneur était arrivé à ses fins, j’entend par là le trône, le pied de grenouille eût constitué un met de roi ; ce n'est qu’un met de prince.
Les grenouilles s’en fichent. Elles s’enfuient comme elles peuvent lorsque surgissent les attrapeurs de grenouilles.
Nous parlons d’une variété particulière de batraciens, dite « grenouille à pieds ». Ces amphibiens sont très véloces. Elles s’enfuient de
toute la vitesse de leurs grands pieds. Raison pour laquelle les attrapeurs de grenouilles agissent à la vitesse de l’éclair. Dès qu’un attrapeur de grenouilles aperçoit une grenouille à pieds,
il susurre au deuxième attrapeur de grenouilles – celui qui tient le filet à grenouilles : « Pied. Grouille », ce qui est l’abréviation de : « J’ai aperçu une grenouille
à pieds. Grouille-toi de l’attraper. »
Notons que les attrapeurs de grenouilles à pieds travaillent toujours à deux : l’un a le regard perçant, l’autre tient le filet et bondit comme
un fauve.
L’expression : « Pied. Grouille. » a donné la rue du Piedgrouille.
Lorsqu’un prince charmant embrasse le pied d’une grenouille à pieds, dit la légende, elle se transforme en princesse qui chausse du 42.
Si, comme Clotilde, vous désirez connaître l’origine d’un nom de rue, contactez le Petit Ruegolo par mail ou via les commentaires.
Par Hervé Eléouet
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